vendredi 23 juin 2017

Sortie samedi

Un message de Sylvain

LIEU :        BEAUCHASTEL

PROFIL :   20KM   [ 500 D+ ] MAX

. DEPART : Décollage 7H45  SALLE DES FÊTES (côté MJC) - Quartier MARLY -- 07800 BEAUCHASTEL

DUREE : +/- 2H30


Me confirmer votre présence par SMS pour pouvoir vous avertir si changement de programme de dernière minute (notamment si météo capricieuse)

mercredi 21 juin 2017

Rrun

Vous avez tous reçu le mail concernant les offres privilèges du magasin Rrun.
Vous avez jusqu'à demain pour en profiter, n'hésitez pas à y aller le meilleur accueil vous sera réservé.
Le site ICI

vendredi 16 juin 2017

Les balcons de la Drôme

Voilà déjà‭ ‬4‭ ‬ans que je ne suis pas venu fouler le sol des Balcons de la Drôme à Piegros-la-Clastres‭ ‬et le plaisir de revoir ce joli village du Val de Drôme‭ ‬et ses chemins menant aux‭  ‬contreforts du massif des‭ ‬3‭ ‬Becs.‭ ‬Alors en cette chaude matinée estivale je serai en compagnie de Gérard‭ ‬ sur le‭ ‬12‭ ‬km‭ ‬et Alexandra‭ ‬sur le‭ ‬25‭  ‬km‭ ‬avec‭ ‬2‭ ‬podiums à la‭ ‬clé pour mes copains du JCP dans leur catégorie.‭ ‬
Fabrice a participé à St-Alban d‭’‬Ay tandis que les autres membres du JCP sont en mode‭ ‬récupération ou‭ ‬repos après leurs belles prestations à Annecy et dans le Jura.
Comme à chaque fois je sais que l‭’‬organisation sera‭ ‬bien faite‭ ‬et‭ ‬que je vais aussi me régaler.‭ ‬Comme Gérard,‭  ‬je serai sur le‭ ‬12‭ ‬km.‭ ‬Ce n‭’‬est plus la peine que je joue dans la cour des grands en allant me rendre minable sur des longs trails.‭ ‬Ma forme et mes kilos‭ ‬font que je vais me contenter maintenant‭ ‬que‭ ‬de‭ ‬minitrails vu mes classements et mes chronos.‭
Toujours‭ ‬2‭ ‬parcours le‭ ‬12 avec ses‭ ‬600‭ ‬m de D+‭ ‬et le‭ ‬25 et‭ ‬1200‭ ‬m de D+‭ ‬car ils vont monter jusqu‭’‬au contrefort du synclinal de Saoû jusqu‭’‬au Pas du Faucon,‭ ‬puis les‭ ‬crêtes‭ ‬jusqu‭’‬à la chapelle St-Médard,‭ ‬et un petit‭ ‬tour‭ ‬au château de La Clastre‭ ‬avant de revenir sur Piegros.
‭Le‭ ‬lieu du départ reste inchangé devant‭ ‬l‭’‬église,‭ ‬classée au patrimoine,‭ ‬à‭ ‬8h30‭ ‬avec‭ ‬un départ‭ ‬commun avec le‭ ‬25‭ ‬km histoire de‭ ‬côtoyer des Champions‭ ‬comme Coco le Cyclo‭ ‬pendant les‭ ‬3‭ ‬premiers‭ ‬kilomètres.‭ ‬
Plus de‭ ‬250‭ ‬participants‭ ‬s‭’‬élancèrent‭  ‬sous les acclamations du public et de l‭’‬organisation.
‭1,2‭ ‬km de bitume puis une monosente‭ ‬qui provoque un bouchon.‭ ‬Une montée à travers bois puis le chemin‭ ‬devient plus large.‭ ‬Je découvre de nouveaux‭ ‬petits‭ ‬parcours ainsi que‭ ‬des vues sur des champs de lavandes et sur Rochecolombe.‭ ‬
Le chemin passe dans une combe bien‭ ‬boisée,‭ ‬donc‭ ‬ombragé,‭ ‬car il fera plus de‭ ‬25°‭ ‬lors‭ ‬de mon arrivée.‭ ‬Première bifurcation des‭ ‬2‭ ‬courses,‭ ‬croisement de plusieurs randonneurs qui font le parcours en sens inverse.‭ ‬Le parcours‭ ‬redevient commun avec le‭ ‬25‭ ‬km pour la grosse montée jusqu'au pylône de Puyjovent où les premiers du long me doublent dans cette forte montée.‭ ‬Encouragements et admirations car ils ont fait‭ ‬déjà‭ ‬10‭ ‬km en‭ ‬45‭ ‬mn alors que je n‭’‬ai fait que la moitié.
‭Au pylône,‭ ‬nous‭ ‬serons au plus haut du parcours avec‭ ‬des vues sur la vallée de La Drôme.‭ ‬Mais cela ne veut pas dire que c'est maintenant que de la descente car il va y avoir d'autres bonnes bosses.
‭Un bon kilomètre de descente sur route bitumée‭ ‬où la sœur d‭’‬Alexandra me double à une vitesse folle,‭ ‬et voilà le‭ ‬ravito.‭ ‬2‭ ‬filles du‭ ‬12‭ ‬km me rattrapent et ensemble nous feront les‭ ‬6‭ ‬derniers‭ ‬kilomètres alternant montées,‭ ‬descentes parfois raides,‭ ‬monosente en zigzag au point que j'en perds l‭’‬orientation‭ ‬dans le sous-bois.‭ ‬De temps à autre une vue sur les contreforts des‭ ‬3‭ ‬Becs,‭ ‬le Pas du Faucon,‭ ‬ou passent les trailers du‭ ‬25,‭ ‬avec une pensée pour Alexandra.‭ ‬Les‭ ‬paysages‭ ‬sont‭ ‬toujours aussi magnifiques malgré la brume de chaleur.‭ 
Nous atteignons‭ ‬enfin le Chemin des Mariés avec les dernières bosselettes‭ ‬jonchés de racines‭ ‬qui cassent bien le rythme‭ ‬et‭ ‬qui appellent à la‭ ‬prudence en levant bien les jambes pour éviter la chute.
10h30,‭ ‬voilà je termine cette nouvelle édition,‭ ‬ravi d’être venu,‭ ‬je me suis régalé et après avoir assisté à la remise et des prix et le podium pour Gérard,‭ ‬nous avons attendu Alexandra mais hélas j’ai dû rentrer plus tôt sans la voir.‭
Bravo à vous‭ ‬2‭ ‬et à‭ ‬l'année prochaine plus en forme‭…
Robert



J'ai participé dimanche dernier au trail du Suc des Vents, à St Alban d'Ay.
Le parcours était vraiment très agréable avec beaucoup de sentiers mono trace. De très beaux points de vue sur Ardèche et Vercors.
Une bonne ambiance et une très bonne organisation. Je termine 17ème sur le 23 kms malgré un départ manqué suite à une perte de temps sur la route pour trouver le village et malgré une chute dans une descente technique.
Fabrice

jeudi 15 juin 2017

La Transju'Trail 72 km 2/2

Il fait beau à présent mais dans cette longue partie en sous-bois je ne peux malheureusement pas profiter de jolis points de vue pour me rincer l’œil‭…‬ L‭’‬horloge tourne et malgré ma faible allure j‭’‬arrive au ravitaillement de Prémanon à‭ ‬13h.‭ ‬Je fais un arrêt assez long vu que j‭’‬ai rattrapé un peu de mon retard.‭ ‬Je quitte veste et gants trempés et refait le plein d‭’‬eau pensant que le soleil est bien décidé à briller pour le reste de la journée‭…‬ Magic System dans les oreilles,‭ ‬je repars gonflée à bloc je suis au‭ ‬47e km ‭! ‬Encore un message qui me requinque,‭ ‬Cindy m‭’‬encourage aussi et je me sens pousser des ailes‭ (‬des petites oui,‭ ‬mais des ailes quand même ‭!)‬.‭ ‬
On s‭’‬approche‭ ‬gentiment‭ ‬du pied de la Dole,‭ ‬le point culminant du parcours.‭ ‬Cela monte en pente faible toujours en sous-bois,‭ ‬puis on traverse des Alpage où je peux apprécier un peu de verdure et‭ ‬la compagnie des vaches.‭ ‬Là,‭ ‬les choses se gâtent avec une méchante ascension à découvert sur une piste de ski le long‭ ‬d‭’‬une télécabine.‭ ‬Cela me rappelle l‭’‬ascension de la Flégère au marathon du Mont Blanc.‭ ‬Me voilà enfin aux Dappes,‭ ‬au pied de la Dole ‭! ‬Dernière barrière horaire passée,‭ ‬maintenant je sais qu‭’‬il ne dépend plus que de moi d‭’‬aller au bout ‭!

Ma montre me lâche dès les premiers mètres de la montée.‭ ‬9h de course sont passées,‭ ‬plus de batterie ‭! ‬J‭’‬imagine que Quentin est proche de l‭’‬arrivée.‭ ‬Je monte à mon rythme et rattrape même quelques concurrents.‭ ‬Le temps se gâte et le vent se lève,‭ ‬je décide de remettre la veste.‭ ‬Imaginez enfiler un jean à la sortie de la machine à laver et bien là,‭ ‬même effet‭! ‬Bien sûr je l‭’‬avais foutue en boule dans mon sac donc faut déjà la remettre sur l‭’‬endroit ‭! ‬Encore trempée,‭ ‬ça colle,‭ ‬je n‭’‬arrive pas à l‭’‬enfiler,‭ ‬c‭’‬est froid,‭ ‬bref me revoilà à pester toute seule ‭! ‬J‭’‬abandonne les gants,‭ ‬vous avez déjà essayé de remettre des gants mouillés à l‭’‬endroit ‭?! ‬Le temps que j‭’‬y parvienne,‭ ‬je serai déjà rentrée à Valence ‭! ‬Après cette pause vestimentaire,‭ ‬je reçois un appel de Quentin.‭ ‬Il a fini‭ (‬la chance ‭!) ‬et m‭’‬annonce une superbe vue en haut de la Dole pour me motiver‭…‬ Je lève la tête et pour l‭’‬instant j‭’‬ai peu d‭’‬espoir,‭ ‬je distingue à peine le gars devant moi tellement il y a du brouillard ‭!

Donc pour la beauté du paysage,‭ ‬vous m‭’‬excuserez,‭ ‬mais vous repasserez,‭ ‬moi je n‭’‬ai rien vu ‭! ‬Enfin,‭ ‬je parviens quand même à atteindre le sommet.‭ ‬Il n‭’‬y a pas un chat‭ (‬çà me direz-vous c‭’‬est logique à‭ ‬1700m d‭’‬altitude ‭!)‬,‭ ‬pas un spectateur,‭ ‬pas un signaleur,‭ ‬pas un bouquetin,‭ ‬non personne à par moi,‭ ‬et j‭’‬imagine les quelques concurrents doublés dans la montée qui ne doivent pas être loin derrière‭ ! ‬D‭’‬après mon profil je sais que le sommet de la Dole est au‭ ‬60e km donc je tiens le bon bout ‭!‬ La descente est un parcours du combattant,‭ ‬les pierres mouillées ne permettent pas des appuis bien stables,‭ ‬manquerait plus que je me blesse au milieu de nulle part,‭ ‬mourir là toute seule dans le froid et le brouillard non quand même ce n‭’‬est pas drôle ‭!
Je décide de rappeler Quentin,‭ ‬bien sûr lors du seul moment de la course où on est en Suisse ‭!! ‬Et Bim‭ ‬350‭ ‬€‭ ‬ça fait cher l‭’‬appel pour s‭’‬entendre dire si ça va pas,‭ ‬tu arrêtes‭…‬ Non mais de toute façon je suis bien obligée d‭’‬avancer vu que je me trouve dans un no man‭’‬s land.‭
J‭’‬attaque la dernière difficulté,‭ ‬le col‭ ‬de Porte que je trouve bien plus dur que la Dole et avec ce brouillard de plus en plus épais,‭ ‬je me demande si je ne vais pas finir par me perdre.‭ ‬J‭’‬arrive finalement à me hisser au sommet.‭ ‬Désormais toutes mes batteries sont à plat,‭ ‬plus de montre,‭ ‬plus de téléphone,‭ ‬plus de musique et surtout plus de jambes ‭! ‬Je me console en me disant que la fin est proche‭ (‬la fin de la course hein pas la fin tout court,‭ ‬je ne suis pas désespérée à ce point tout de même ‭!)‬.‭ ‬La descente est sinueuse,‭ ‬glissante et pénible ‭! ‬Le dernier ravito se pointe devant moi.‭ ‬On nous indique encore‭ ‬7‭ ‬km.‭ ‬J‭’‬avale un bouillon de légumes pour me réchauffer.‭ ‬Je tente un bout de Comté,‭ ‬non rien à faire,‭ ‬ça ne veut pas ‭! ‬Alors tant pis,‭ ‬je repars‭ ‬!

La fin de parcours est vallonnée,‭ ‬je réussis à rattraper quelques concurrents.‭ ‬Nous sommes déjà proche des Rousses mais je ne reconnais rien ‭! ‬On nous fait passer dans une rivière histoire de bien laver les pompes et ne pas arriver trop boueux sur la ligne ‭!

Ça n‭’‬en finit pas‭ ‬! Et là,‭ ‬sur une large piste,‭ ‬que vois-je devant moi ‭?! ‬Un maillot bleu familier,‭ ‬c‭’‬est mon Alain ‭! ‬Incroyable ‭! ‬Il doit nous rester à peine‭ ‬5‭ ‬km mais on va finir ensemble ‭! ‬Cela nous redonne un peu‭ ‬d’énergie à tous les deux ‭!‬ En‭ ‬discutant,‭ ‬on se‭ ‬rend compte qu‭’‬on n’était finalement pas très loin l‭’‬un de l‭’‬autre pendant toute la‭ ‬course‭ ‬(si je n‭’‬avais pas fait ce début de course minable,‭ ‬peut-être qu‭’‬on aurait pu courir ensemble‭…‬).

Et nous voilà au fort des Rousses,‭ ‬l‭’‬arrivée est toute proche.‭ ‬Des spectateurs nous annoncent‭ ‬500‭ ‬m ‭! ‬500‭ ‬m vous êtes surs ‭??! ‬Car attention à ce stade‭ ‬de la course,‭ ‬on est très pointilleux sur les mètres ‭!!

Oui ils ont raison,‭ ‬dernière descente et on voit Philippe T et Quentin,‭ ‬ils alertent‭ ‬tout le groupe des copains qui‭ ‬nous attendent au pied de l‭’‬arche et se mettent à crier et à nous faire signe ‭!
Attention,‭ ‬petite séquence émotion,‭ ‬je suis toute émue de les voir ‭! ‬Dernières foulées dans les rues de la station et nous franchissons la ligne sous les acclamations du JCP et du speaker ‭!
Eh bien voilà,‭ ‬je suis,‭ ‬nous sommes,‭ ‬finishers de la Transju‭’‬trail ‭! ‬Je ne donnais pas cher de ma peau au‭ ‬5e km mais contre toute attente,‭ ‬je suis allée au bout ‭! ‬12h04,‭ ‬dans le temps que je m’étais fixé alors que je croyais avoir explosé mon objectif tant je n‭’‬avais aucune notion de l‭’‬heure qu‭’‬il était ‭!

C‭’‬est‭ ‬incroyable comme une fois passé la ligne,‭ ‬on oublie tout,‭ ‬la souffrance,‭ ‬les jambes en coton,‭ ‬les maux de ventre,‭ ‬la pluie,‭ ‬la boue,‭ ‬les chutes‭…‬ Ne reste que la fierté et la joie ‭!

Un grand merci pour tous vos encouragements,‭ ‬vos message de soutien,‭ ‬l‭’‬accueil à l‭’‬arrivée,‭ ‬les mots de réconfort,‭ ‬les accolades et les bisous magiques.‭ ‬Une mention particulière à ma Maman et Sabine,‭ ‬pour les coups de boost par téléphone qui tombaient toujours à pic,‭ ‬à Quentin bien sûr pour supporter au quotidien une petite coureuse qui tente de devenir ultratraileuse avec tout le package de doutes et de remise en question qui va avec,‭ ‬et aussi à Magic System parce que y‭’‬a pas à dire,‭ ‬quand tu es au plus bas,‭ ‬ben un coup de‭ «‬ Let the Magic in the air ‭»‬ et‭ ‬ça repart

BRAVO A TOUTES ET A TOUS,‭ ‬encore un superbe moment avec vous‭ ‬!!
Jennifer

mercredi 14 juin 2017

La Transju'Trail, 72 km 1/2

Pour la sortie club de‭ ‬2017,‭ ‬ce sera destination le Jura et la Transju‭’‬trail aux Rousses ‭! ‬Je ne connais pas du tout cette région et je languis de découvrir ces chemins ‭!
Nous sommes‭ ‬24‭ ‬JCPiens réunis ce week-end à Prémanon à quelques kilomètres de la station des Rousses dans un grand gîte façon colonie de vacances.‭ ‬Le samedi,‭ ‬après un départ groupé de Valence,‭ ‬notre première victoire sera de tous se rejoindre au chalet par des itinéraires plus ou moins longs‭ (‬voir trèèès longs‭…‬) et plus‭ ‬ou moins tortueux‭ ‬(j‭’‬ai évité de justesse le vomito dans la belle voiture de Phil‭…‬)!
Une fois installés et ravitaillés,‭ ‬la joyeuse troupe se dirige au village de Morez pour récupérer les dossards et tee-shirts souvenir.‭ ‬
Photo sur le podium,‭ ‬le JCP s‭’‬est fait remarquer ‭! ‬Le ciel se couvrant dangereusement,‭ ‬nous rejoignons‭ ‬vite‭ ‬nos quartiers pour ne plus en bouger ‭!
La pasta/riz party du soir avalée,‭ ‬il est temps pour les coureurs du‭ ‬72km d‭’‬aller au lit car le réveil est prévu à‭ ‬2h15 ‭! ‬
Impossible de dormir,‭ ‬je focalise sur le bruit des trombes d‭’‬eau et dans mon ventre commence un tsunami intestinal‭…‬ 2h15‭ ‬sonne et j‭’‬ai l‭’‬impression d‭’‬avoir dormi‭ ‬6min12‭ ‬!! J‭’‬avale à contrecœur mon petit déj.‭ ‬Cécile vient à ma rescousse pour les maux de ventre.‭ ‬La pluie s‭’‬est calmée mais il n‭’‬y a pas de quoi sauter de joie ‭!‬ Une petite photo‭ ‬avant de quitter le gîte et direction les Rousses pour prendre la navette jusqu’à Mouthe,‭ ‬lieu du départ.
40‭ ‬minutes de trajet en car.‭ ‬J‭’‬essaie de redormir un peu,‭ ‬difficile tant les Suisses derrière nous sont bavards ‭! ‬Arrivés à Mouthe,‭ ‬reste‭ ‬1h à patienter dans le gymnase.‭

15‭ ‬minutes avant le coup d‭’‬envoi,‭ ‬on se place sur la ligne.‭ ‬Les garçons m‭’‬encouragent.‭ ‬Ça y est on y est ‭! ‬Le stress prend le dessus je me liquéfie sur place ‭!

5h30,‭ ‬le peloton de‭ ‬470‭ ‬coureurs s’élance ‭! ‬Le jour pointe son nez,‭ ‬pas besoin de frontale.‭ ‬Après‭ ‬1km de route nous bifurquons à gauche pour prendre un chemin.‭ ‬Premier passage boueux,‭ ‬ça y est,‭ ‬j‭’‬ai‭ ‬les pieds trempés ‭! ‬J‭’‬ai déjà perdu de vue tous les garçons et même Alain‭…‬
Là commencent‭ ‬4h de galère‭…

Alors est-ce que je vous raconte ‭? ‬
Est-ce qu‭’‬on en parle de la pluie,‭ ‬de la boue,‭ ‬pour ne pas dire bouillasse,‭ ‬des‭ ‬glissades,‭ ‬des‭ ‬chutes et donc la tétine du camel pleine de terre qui me fait pester ‭?
‬Est-ce qu‭’‬on en parle du tremplin‭ ‬de saut à ski‭ ‬au‭ ‬6e kilomètre,‭ ‬THE attraction de la première moitié de course,‭ ‬mais‭ ‬dont l‭’‬ascension me‭ ‬donne la nausée ‭? ‬
Est-ce qu‭’‬on en parle du gel GÜ à la vanille,‭ ‬mon préféré,‭ ‬mais qui me remonte par les narines tant dans mon ventre c‭’‬est Bagdad ‭? ‬
Est-ce qu‭’‬on en parle des dizaines et dizaines de concurrents qui me doublent aussi vite que ma montre défile,‭ ‬de la barre sous l‭’‬estomac qui me plie en deux,‭ ‬ et de mon allure aussi leste qu‭’‬une femme enceinte de‭ ‬18‭ ‬mois ‭!‬?...‭ ‬
Non,‭ ‬vous avez raison,‭ ‬on en parle pas ‭!

Je ne sais par quel miracle‭ ‬j‭’‬arrive tant bien que mal au‭ ‬24e km et retrouve quelques idées claires.‭ ‬Un passage sinueux dans les bois‭ ‬plus abrité et je‭ ‬recommence à‭ ‬pouvoir‭ ‬courir ‭! ‬Mais là,‭ ‬un coureur‭ ‬me double‭ (‬encore ‭!) ‬et‭ ‬m‭’‬assène le coup de massue ‭! «‬ Allez accroches-toi,‭ ‬il nous reste que‭ ‬30‭ ‬minutes avant la barrière horaire à Bellefontaine ‭!‬ ‭»

« ‭ ‬La QUOOOOIII ‭???!!‬ ‭»‬
La barrière horaire ‭!

Alors là j‭’‬avais pensé à tout,‭ ‬me faire une cheville dans une descente,‭ ‬tomber raide à cause d‭’‬une fringale à force de ne rien pouvoir avaler ou encore‭ ‬louper les rubalises à cause du brouillard‭…‬ Mais la barrière horaire je l‭’‬avais complètement zappé ‭! ‬
Mon cerveau qui fonctionne au ralenti essaie tant bien que mal de se remémorer le‭ ‬flyer de la course avec les indications sur ces fameuses barrières.‭ ‬9h45‭ ‬à Bellefontaine au‭ ‬26e km ‭! ‬Paradoxalement,‭ ‬quelques minutes plus tôt j‭’‬aurai donné n‭’‬importe quoi pour mettre fin à ce calvaire,‭ ‬et là je me bats pour arriver à temps au pointage pour pouvoir continuer la course‭…‬ CQFD‭…

9h30‭ ‬je suis à Bellefontaine ouf ‭! ‬L‭’‬aventure continue,‭ ‬à partir de là ce sera une course contre-la-montre ‭! ‬11h15‭ ‬Morez,‭ ‬14h Prémanon,‭ ‬15h30‭ ‬Les Dappes‭…‬ 11h15‭ ‬Morez,‭ ‬14h Prémanon,‭ ‬15h30‭ ‬les Dappes‭…‬ Cela tourne en boucle dans ma tête et pendant ce temps je pense moins à mon estomac qui continue à jouer au contorsionniste ‭!

5h20‭ ‬de course je suis à Morez au‭ ‬36e km,‭ ‬finalement je m‭’‬en tire pas trop mal‭…‬ Et surtout,‭ ‬surtout,‭ ‬je suis à mi-course ‭! ‬Je sais que la‭ ‬2e partie est la plus dure avec‭ ‬2100m de D+‭ ‬sur les‭ ‬30‭ ‬derniers kilomètres mais psychologiquement je suis à mi-course ‭!!!
Je suis par contre très fatiguée,‭ ‬je ne peux rien avaler à part du Coca et de la compote.‭ ‬Je suis complètement déphasée,‭ ‬il est à peine‭ ‬11h du matin et j‭’‬ai l‭’‬impression qu‭’‬on est en plein milieu de l‭’‬après-midi ‭!‬ Je constate que mes mains sont toutes gonflées‭ (‬bizarre‭…‬) genre même celles du Bibendum à côté c‭’‬est de la gnognotte ‭! ‬Je regarde mes jambes et‭ ‬ce n‭’‬est pas mieux.‭ ‬Bon ben les gars c‭’‬est un fait,‭ ‬je vous annonce qu‭’‬avec l‭’‬effort,‭ ‬j‭’‬enfle ‭!
Vous allez me dire on‭ ‬n‭’‬est plus à un problème près,‭ ‬on verra çà plus tard ‭!‬ Bonne nouvelle‭ (‬si,‭ ‬si,‭ ‬j‭’‬ai quand même eu des petites joies au cours de cette journée ‭!)‬,‭ ‬le soleil commence à‭ ‬pointer le bout de son nez.‭ ‬Je‭ ‬repars de Morez à‭ ‬10h45‭ ‬avec‭ ‬30‭ ‬minutes d‭’‬avance sur la barrière horaire.‭ 
‬Je sais que commence une longue ascension.‭ ‬Je reçois deux appels qui vont me relancer comme jamais,‭ ‬ma mère et Sabine,‭ ‬mes deux anges gardiens de la journée ‭!...
Jennifer

mardi 13 juin 2017

Mon premier maratrail 2/2

C’est à‭ ‬2‭ ‬km du ravito,‭ ‬que je me retrouve sans eau,‭ ‬et sous cette chaleur,‭ ‬ce n’est vraiment pas bon.‭ ‬Sans eau,‭ ‬je ne peux pas faire passer mon alimentation.‭ ‬Je décide donc de lever légèrement le pied,‭ ‬je sens mes réserves d’énergies bien entamées,‭ ‬et je ne veux pas prendre le risque de me griller,‭ ‬alors que tout allait bien jusque là.‭

C’est avec soulagement,‭ ‬mais le ventre un peu creux que j’y arrive.‭ ‬Retrouver les copains fait un bien fou au moral, leurs encouragements et leur bienveillance,‭ ‬me redonnent de l’énergie.‭ ‬Un peu d’eau à la fontaine,‭ ‬je rentre dans le gymnase ou j’y retrouve Thierry.‭ ‬Il y fait une chaleur étouffante,‭ ‬et je sens tout de suite que cela ne va pas le faire.‭ ‬Nous nous asseyons tous les deux,‭ ‬mais cela ne va pas,‭ ‬impossible d’avaler quoi que ce soit,‭ ‬cela ne passe pas.‭ ‬Je m’assois,‭ ‬je me lève,‭ ‬bref,‭ ‬je ne tiens pas en place,‭ ‬parce que je ne me sens pas bien du tout.‭ ‬Je décide de sortir,‭ ‬le sauna après quasiment de‭ ‬5‭ ‬heure de courses, ce n’est pas la meilleure des idées.‭ ‬Dehors,‭ ‬je retrouverai Sandrine et Delphine,‭ ‬en pleine forme.‭ ‬Sabine est déjà loin devant,‭ ‬au taquet.‭ ‬Respect.‭ ‬Je vais malgré tout arriver à m’alimenter ‬et une fois tous les niveaux refaits, c’est avec Thierry‭ ‬que nous attaquons le deuxième morceau de la journée.‭ Je sais que c’est là ‬que je vais voir ce que je vaux vraiment.‭ ‬En effet la chaleur est accablante,‭ ‬et la montée va être très longue.‭ ‬Nous allons reprendre‭ ‬9‭ ‬km de montée et plus de‭ ‬1100‭ ‬m de dénivelé.‭

La première partie se fait sur une route bitumée,‭ ‬mais je me dis que chaque kilomètre parcouru me rapproche du sommet et de mon objectif.‭ ‬Nous rentrons enfin dans un sous bois, et là cela commence à ‭monter vraiment sévère.‭ ‬C’est à ce moment que j’enclenche dans ma tête le mode veille:‭ ‬On débranche tout,‭ ‬et l’on se concentre uniquement sur le prochain pas.‭ ‬Thierry est devant moi,‭ ‬nous sommes au sein d’un groupe d’une dizaine de coureurs,et à cet instant,‭ ‬personne ne parle, chacun est concentré sur son effort.‭ ‬Déjà les premières défaillances,‭ ‬certains coureurs s’arrêtent car en sur-régime.‭ ‬Un coup d’œil pour savoir si tout va bien,et on continue,‭ ‬surtout ne pas t’arrêter,‭ ‬avancer,‭ ‬lentement mais avancer quand même.‭ ‬Alors que nous progressons sur un rythme régulier,‭ ‬j’entends Thierry,‭ ‬me dire‭ «‬ Surtout ne lève pas la tête ‭»‬.‭ Premier réflexe évidemment,‭ ‬je la lève et là devant nous un passage vraiment raide,‭ ‬dont je ne vois pas le bout.‭ ‬Ayant creusé,‭ ‬un écart avec notre groupe,‭ ‬je demande à Thierry,‭ ‬juste une minute.‭ ‬Le temps de boire une gorgée,‭ ‬et de plonger un peu plus en moi,‭ ‬afin de n’avoir qu’une seule chose à l’esprit :‭ ‬Avancer.

Malgré les cuisses qui tirent,‭ ‬les mollets qui piquent,‭ ‬j’avance, tête baissée,‭ ‬mon regard fixé sur le chemin.‭ ‬Je m’hydrate toutes les deux minutes ‬et je mange tout aussi régulièrement.‭ ‬Je sens que mon corps est à fond.‭ Je croise de plus en plus de coureurs,‭ ‬à l’arrêt sur le coté,‭ ‬la tête dans les mains,‭ ‬tiens cela me rappelle un souvenir ‭...

Nous arrivons finalement sur un replat et‭ ‬une descente nous amène à un point d’eau,‭ ‬salvateur.‭ ‬Mes réserves liquides sont bien entamés.‭ ‬Initialement il ne devait pas y être,‭ ‬mais la chaleur prévue depuis quelques jours a incité les organisateurs à positionner ce point d’eau.‭ Cependant,‭ ‬pour permettre à tous de boire,‭ ‬nous serons rationnés,‭ ‬et je ne pourrai remplir mon camelbak qu’au trois quart.‭ ‬Je repars toujours accompagné de Thierry,‭ ‬direction le Mont Baron,‭ ‬point culminant de la course.‭ La pause m‭’‬a fait du bien,et c’est avec la volonté de finir que je repars.‭
‬C’est à ce moment là après‭ ‬33‭ ‬km de course et‭ ‬2250‭ ‬M de dénivelé que ma montre m’a lâché‭ «‬ Batterie Faible ‭»‬, Et moi alors,‭ ‬je ne suis pas en batterie faible‭…
‬Sans vouloir me la jouer trailer pro,‭ ‬mais l’absence de référence de distance et de dénivelé,‭ ‬va me manquer.‭ ‬Mine de rien,‭ ‬cela commence à peser dans les cuisses.

Les derniers mètres pour atteindre le Mont Baron sont‭  ‬absolument magiques.‭ ‬Nous longeons une barrière métallique à flanc de montagne,‭ ‬avec une vue sur le lac d’Annecy à couper le souffle‭ (‬déjà que j’en avais plus beaucoup‭)‬,‭ ‬c’est l’apothéose de cette course.‭
Pas trop le temps de s’attarder,‭ ‬il y a quand même une course à finir.‭ ‬Alors que l’on commence la descente,‭ ‬ou l’on se dit que c’est bon,‭ ‬on tient le bon bout,‭ ‬il y a en fait,‭ ‬comment dire,‭ ‬un deuxième effet KISS COOL,‭ ‬avec une dernière montée jusqu’au mont Veyrier,qui n’est pas piquée des vers.‭ ‬Là inutile de vous dire ‬que c’est comme un‭ ‬14‭ ‬juillet à la Tour Eiffel,‭ ‬cela explose un peu de partout.‭ ‬Cette sournoise dernière montée,alors que tout le monde pensaient descendre définitivement,‭ ‬va faire beaucoup de dégât.‭

Pourtant,‭ ‬nous la passons,‭ ‬et enfin nous plongeons dans cette descente finale.‭ ‬N’ayant jamais couru aussi longtemps,‭ ‬mon corps commence à demander que tout cela s’arrête.‭ ‬Quant vous en êtes à quasiment‭ ‬9‭ ‬H de course,‭ ‬je vous assure que même les descentes sont difficiles.‭ ‬J’ai frôlé l’entorse à‭ ‬2‭ ‬km de l’arrivé,‭ ‬je ne sais pas par quel miracle ma cheville est revenue,‭ ‬mais c’était pour mieux chuter un peu plus loin,‭ ‬et exploser mon bâton sur le bras de Thierry‭ (‬encore désolé ‭)‬,‭ ‬qui s’en sortira avec une belle bosse sur l’avant bras.‭

Les derniers hectomètres,le voila enfin ce ponton,‭ ‬j’en ai tellement rêvé en préparant cette course,‭ ‬mais si Thierry a repris des forces,‭ ‬moi n’ayant plus d’eau depuis un bon moment,‭ ‬je suis complétement sec,‭ ‬je n’y arrive plus,‭ ‬mes jambes refusent d’avancer‭ ‬.‭ ‬C’est en marchant que je rejoint la dernière ligne droite.‭ ‬Thierry m’incite à relancer,‭ ‬les copains sont tous là,‭ ‬il faut que cela reparte.‭ ‬J’y met le peu d’énergie qui me reste,‭ ‬mais je me remets à courir,‭ ‬le dernier virage, ça y est,‭ ‬je la vois cette ligne d’arrivée,‭ ‬je profite encore de ces derniers mètres,‭ ‬ou je prends conscience que oui,‭ ‬je l’ai fait et je ne suis pas peu fier. C’est en se congratulant que je franchirai avec Thierry,et après‭ ‬9h23‭ ‬de course cette fameuse ligne d’arrivée.
Voilà,‭ ‬cet objectif tant rêvé,‭ ‬a été atteint.‭ ‬Ce week-end fut absolument merveilleux,‭ ‬merci à Laurent pour ces ballades d’avant course afin‭ ‬de nous faire découvrir ce super coin,‭ ‬merci à nos accompagnants,‭ ‬qui ont mangé de la course‭ à ‬pied à toutes les sauces,‭ ‬matin midi et soir,‭ ‬vos encouragements furent précieux.‭ ‬Et enfin un immense à bravo à tous les copains,‭ ‬pour vos performances.‭ ‬Je suis vraiment fier de faire partie de cette belle équipe.‭ 

Une pensée amicale pour tous les coureurs de la Transju trail et leur résultat,‭ ‬ainsi qu’à tous les membres du JCP.
Ludo


PS: pour les retardataires, pensez à vous inscrire pour les 10 ans du club de ce samedi.

lundi 12 juin 2017

Mon premier maratrail 1/2

Cette histoire commence,‭ ‬un matin de décembre.‭ ‬Alors que je n’étais même pas encore inscrit au JCP,‭ ‬je vois sur ma tablette une bulle de dialogue,‭ ‬s’ouvrir,‭ ‬avec une discussion qui s’engage sur une course à Annecy.‭ ‬D’abord un peu perdu,‭ ‬je comprends vite que c’est Sabine‭ (‬à qui j’avais fait part de mon envie de rejoindre le club‭)‬,‭ ‬qui m’a entrainée dans cette discussion.‭
Quand j’ai vu pour la première fois,‭ ‬les distances et le dénivelé annoncés,‭ ‬j’ai cru que je m’étouffais avec mon café.‭ ‬Je crois que l’on ne s’est pas compris sur mon niveau,‭ ‬et je me dis que je suis tombé dans un groupe d’ultra-‭ ‬traileur international.‭ ‬Plutôt timide,‭ ‬je laisse défiler la conversation ‬et je serai vite rassuré sur ce point‭ (‬je ne citerai personne‭)‬.‭ ‬Mon plus beau fait d’arme à ce moment là est un‭ ‬26‭ ‬km avec‭ ‬1500‭ ‬m de D+,‭ ‬que j’avais fini quand même bien entamé.‭

C’est pourtant le lendemain soir,‭ ‬que je me retrouve sur le site internet,‭ ‬carte bancaire en main,pour procéder à mon inscription.‭ ‬Une fois mon dossier validé,‭ ‬j’avais presque envie,‭ ‬d’envoyer mes excuses à l’organisateur,‭ ‬tellement je n’ai pas le niveau.

Il‭  ‬y a comme un mélange d’excitation,‭ ‬si je le réussi‭ ‬je serai vraiment très fier,‭ ‬et d’angoisse,‭ ‬mais qu’est ce que je fous la,‭ ‬je suis complétement marteau .

La première étape,‭ ‬consiste déjà à s’inscrire au club,‭ ‬quand je vous dis que je pars de loin ‭!!!!!!!

C’est finalement un soir de décembre,‭ ‬que je ferai mon premier entrainement avec vous,‭ ‬et que cette aventure rentre dans le concret.

Au fur et à mesure que la saison avance,‭ ‬je programme mon calendrier,‭ ‬avec des courses de plus en plus‭ ‬longue,‭ ‬j’essaye,‭ ‬en fonction de mon emploi du temps d’être présent aux entrainements,‭ ‬bref,‭ ‬j’y crois à fond.‭ ‬Après les deux dernières courses,‭ ‬à plus de‭ ‬30‭ ‬km,‭ ‬je me dis que j’ai une chance de pouvoir au moins la finir,‭ ‬cette course,‭ ‬et de me montrer digne des couleurs du JCP et de ses membres.

Nous voilà,‭ ‬donc au mois de mai, le week-end s’annonce des plus radieux,‭ ‬voir même peut être trop.

Nous nous retrouvons tous dans un camping à Saint Jorioz,‭ ‬situé entre Annecy ‬et Doussard,‭ ‬qui sera notre ville de départ.‭ ‬L’ambiance est au top,‭ ‬l’équipe est gonflée à bloc,‭ ‬l’adrénaline commence à monter,‭ ‬les jambes commencent à demander leur dose de course.

Le samedi soir,‭ ‬pour un peu plus nous mettre dans l’ambiance,‭ ‬nous allons soutenir Baptiste,‭ ‬au ravitaillement de Menthon au‭ ‬90e kilomètre de sa course,‭ ‬qui en compte‭ ‬110.‭ ‬On est d’accord que cela relativise notre exploit.‭ ‬Chapeau Baptiste,‭ ‬et bravo pour ton super résultat.

Dimanche‭ ‬28‭ ‬mai,‭ ‬nous y sommes,‭ ‬debout‭ à‭ 5H30,‭ ‬pour un départ à‭ ‬7h30,‭ c’est plutôt fébrile avec un petit nœud à l’estomac que je me prépare.‭ ‬Poche à eau pleine,‭ ‬barres de céréales en quantité,‭ ‬montre chargée.

Tout le monde est sur le pont à‭ ‬7H,‭ ‬une petite photo avant de quitter le camping‭ ‬et en voiture.
Nous voila sur la ligne de départ,‭ ‬je l’ai vu plusieurs fois en vidéo,‭ ‬mais cette fois,‭ ‬c’est pour de vrai,‭ ‬c’est moi qui me lance dans cette aventure. Devant nous,‭ ‬42‭ ‬km et‭ ‬2800‭ ‬m de D+,‭ ‬mais surtout des paysage de rêves nous attendent.

Manquant tous d’expérience sur une telle distance,‭ ‬sauf Thierry pour qui c’est la troisième participation,‭ ‬nous décidons raisonnablement de nous positionner en queue de peloton.‭ ‬Les différentes vagues se lancent,‭ ‬nous sommes plus de‭ ‬1500‭ ‬au départ,‭ ‬c’est vers‭ ‬7h45‭ ‬que nous franchissons la ligne de départ.

Oui j’arrive enfin au récit de la course,‭ ‬mais j’aime bien installer une ambiance ‭!!!!!!!!!!!!!

Les‭ ‬4‭ ‬premiers kilomètres sont plutôt roulant,‭ ‬et c’est en masse compact que nous attaquons la première montée.‭ ‬Elle se fera en sous bois,les uns derrières les autres,‭ ‬à un rythme qui permet à chacun de suivre.‭ ‬Nous ralentissons quelques fois et nous profitons des premières vues sur le lac.‭ ‬Tout le monde est rassuré par le rythme de ce début de course.‭ ‬Nous voyons en fonction des lacets,‭ ‬les serres files,‭ ‬qui ferment la marche.

C’est après‭ ‬7‭ ‬km de course et‭  ‬700‭ ‬de D+,‭ ‬que nous atteignons le col de la Forclaz.‭ ‬Une foule nombreuse nous y attend et nous encourage.La première descente,‭ ‬permet enfin de courir un peu,‭ ‬et de dépasser quelques concurrents.‭ ‬Une légère remonté nous amène au premier point d’eau,‭ ‬ou je décide de ne pas m’arrêter.‭ ‬En effet,‭ ‬il y a énormément de monde autour des robinets,‭ ‬et je n’ai quasiment pas tapé dans ma réserve.‭ ‬Je décide alors de me lancer dans cette seconde montée qui va nous amener vers les chalets d’Aulps.‭ ‬On longe une rivière,‭ ‬au milieu de décor de montagne absolument fabuleux,‭ ‬les jambes vont bien,‭ ‬bref,‭ ‬ce n’est que de bonheur.‭ ‬Le monde est toujours aussi présent à nous encourager,‭ ‬tout va pour le mieux.

Arrivé au Chalet d’Aulps après,‭ ‬12‭ ‬km de course et‭ ‬1100‭ ‬de D+,‭ ‬je décide d’y refaire le plein d’eau.‭ ‬En effet je viens de voir le chemin qui nous attend jusqu’au sommet‭  ‬final de cette première bosse,‭ ‬et l’on va dire que je la qualifierai de‭... monstrueuse !
‬En effet j’ai l’impression qu’elle monte droit dans la pente.‭ ‬Quand je m‘y retrouve au milieu,‭ ‬mes craintes étaient bien fondées,‭ ‬cela monte vraiment sévère,‭ ‬les mollets et les jambes commencent à piquer.‭ ‬Mais ces premières douleurs ne m’empêchent pas de lever la tête et d’apprécier un paysage magnifique,‭ ‬c’est aussi et surtout pour cela que l’on court,‭ ‬pour vivre et ressentir ce petit frisson de plaisir en ce disant que c’est ici,‭ ‬et nul par ailleurs que l’on veut être à cet instant.

Le premier sommet est franchi après‭ ‬15‭ ‬km de course et pas loin de‭ ‬1600‭ ‬de D+‭ ‬en‭ ‬3h18.‭ ‬La première partie de la descente se fait dans un superbe vallon.‭ ‬A ce moment de la course,‭ ‬Thierry et Sabine ont pris un peu d’avance,‭ ‬et je sais que Sandrine et Delphine ne sont pas loin derrière.‭ ‬La descente se fait ensuite beaucoup plus raide,‭ ‬cela commence à taper fort dans les genoux.‭ ‬Je décide pour ma part de laisser tomber les descentes,‭ ‬le risque de me faire une cheville est pour moi trop fort.‭ ‬Je sais que c’est un point que je dois vraiment travailler.‭ ‬Nous arrivons au second point d’eau à Villard au‭ ‬20‭ ‬°‭ ‬kilomètre,‭ ‬après une descente interminable.‭ ‬Toujours autant de monde pour nous encourager mais aussi autour des robinets.‭ ‬J’y referai encore le plein,‭ ‬la chaleur commence à peser fortement‭ ‬.‭

On en est à un peu plus de‭ ‬4h de course,‭ ‬j’ai l’impression de plutôt bien gérer mon effort,‭ ‬je ne suis pas dans le rouge,‭ ‬mes jambes suivent,‭ ‬tout va pour le mieux.‭ ‬Direction le ravito au‭ ‬26°‭ ‬kilomètre ou l’on retrouvera les copains qui nous ont accompagné.

Pour le rejoindre nous suivons un chemin forestier tantôt en sous bois tantôt en plein soleil,‭ ‬avec quelques légères montées,‭ ‬pas très longues,‭ ‬mais qui grignotent votre énergie toujours un peu plus.‭
C’est dans l’une de ces montées que je vais retrouver Thierry,‭ ‬Sabine ayant accéléré le pas dans la descente.‭ ‬C’est ensemble que nous ferons tout le reste du parcours....
Ludo