mercredi 16 août 2017

Divers

Cliquez sur l'image pour voir les photos de Sylvain de la sortie au plateau d'Ambel.
https://photos.google.com/share/AF1QipOeIvnEq2cqjCHsz2DsTDU0bDF7UEFkEE04ucOmFz2vyH_lKUmf9BknLD4N-AToEQ?key=ODdIX05kNVQ0djdOTzdwQjd3TzllWF9xZmFJVXdR

Robert est partant pour faire le marathon de l’Ardèche du 3 septembre en relais à 2, il cherche un équipier, si quelqu'un est intéressé faites le savoir.

En musique Robert propose de découvrir La Femme un groupe Français.

mardi 15 août 2017

Résultat d'Oriol

4 JCPiens à Oriol, 9.4 km et belle satisfaction pour les organisateurs avec le record de participants qui a été battu.
Alex  55'31"   64/171
Ben   59'39"   89/171
Phil   1h23"    94/171
Robert   1h24'12"  154/171
Les résultats en attente.

Gérard a participé aux foulées du lavoir, course nature de 9,5 km à Domeyrot dans la Creuse.
45'33"  50/221  1er V3

lundi 14 août 2017

Pour mardi

Le 15 août c'est le traditionnel cross d'Oriol en Royans, 10 km.
Sont partants Robert, Benjamin, Alex et moi-même.
Départ 7h10 du parking en face de l'ex boite à outil à Valence.

Mardi soir à l'entrainement PJ propose les alentours du parc de Lorient.
Une dizaine de km tranquille.
Départ 19h15 du parc.

Irène et Lolo ont participé à un trail de 13 km à Louhossoa dans le 64.
Irène 1h34'01"   49/77  avec peut-être un podium.
Lolo  1h43'40"   61/77

samedi 12 août 2017

Rando course au plateau d'Ambel

Un message de Sylvain:
- Dimanche sortie rando course au plateau d'Ambel.
20 km, 600m de D+ cool.
Prévoir la petite laine !
Départ 7h45 de Valence (me contacter pour covoiturer)

L'Ubaye Trail

C’est dans la vallée de l’Ubaye,‭ ‬que j’ai décidé en ce début de mois d’aout,‭ ‬d’aller user mes baskets.‭ ‬Au programme,‭ ‬au départ de Barcelonnette,‭ ‬un parcours de‭ ‬42‭ ‬KM et un dénivelé positif‭  ‬annoncé de‭ ‬2560M.
Je connais bien le coin,‭ ‬pour y venir skier depuis des années.‭ ‬Alors quand j’ai su qu’une course était organisée dans l’été,‭ ‬impossible de ne pas la tenter.‭
Plusieurs distances sont au programmes :‭ ‬Un trail découverte de‭ ‬12‭ ‬Km avec‭ ‬600‭ ‬de D+,‭ ‬un deuxième de‭ ‬23‭ ‬Km avec‭ ‬1000‭ ‬M de D+‭ ‬et enfin le‭ ‬42‭ ‬Km.‭ ‬Fort de mon expérience‭ ‬annecienne,‭ ‬c’est sur la distance la plus longue que je décide de m’inscrire,‭ ‬les vidéos de l’édition précédente,‭ ‬ayant‭ ‬ finit de me convaincre.‭ ‬Monter au sommet du‭ «‬ Chapeau de Gendarme ‭»‬,‭ ‬montagne qui domine Barcelonnette,‭ ‬à‭ ‬2680‭ ‬M,‭ ‬promet de belles images.
Arrivé sur place le samedi après midi,‭ ‬une fois le dossard retiré,‭ ‬et après un tour en ville,‭ ‬pour trouver le lieu du départ c’est avec appréhension,‭ ‬que je regarde d’en bas,‭ ‬la montage que nous allons devoir escalader,‭ ‬le mot n’est pas trop fort,‭ ‬afin de boucler cette course.‭ ‬
La différence avec Annecy,‭ ‬c’est que cette fois,‭ ‬il va falloir laisser les bâtons à la maison,‭ ‬en effet sauf temps pluvieux,‭ ‬ils sont interdits,‭ ‬ce qui pimente encore un peu plus cette course.

Levé à‭ ‬5‭ ‬heures,‭ ‬ça pique un peu pour un dernier jour de vacance,‭ ‬un petit déj copieux avalé,‭ ‬c’est sous un beau soleil,‭ ‬que je me présente sur la place principale de Barcelonnette,‭ ‬avec un départ annoncé à‭ ‬8h.‭ ‬Il est prévu quelques averses dans la matinée,‭ ‬mais au vu du temps,‭ ‬j’ai un peu de mal à y croire,‭ ‬malheureusement,‭ ‬les prévisions s’avéreront juste.

Le départ donné,‭ ‬nous traversons l’artère principale de Barcelonnette,‭ ‬sous les encouragements d’une foule nombreuse,‭ afin de rejoindre rapidement les bords de l’Ubaye.‭ ‬Les‭ ‬5‭ ‬premiers kilomètres plutôt plats,‭ ‬nous permettent de rejoindre le premier ravitaillement,‭ ‬que je rejoins en moins de‭ ‬30‭ ‬minutes.‭ ‬C’est à partir de là que les premières difficultés vont se présenter.‭ ‬En effet nous devons rejoindre,‭ ‬le Col de Baume Longe,‭ ‬avec‭ ‬600‭ ‬de D+‭ ‬à‭  ‬grimper en moins de‭ ‬5‭ ‬kilomètres.
Sans bâton,‭ ‬je cherche à gérer la montée,‭ ‬avec quelques raidillons qui commencent à bien chauffer les mollets,‭ ‬tout en gardant du jus,‭ ‬pour la montée au Chapeau de Gendarme.‭ ‬Mais je pense également à la barrière horaire qui se trouve au‭ ‬15°‭ ‬kilomètre à‭ ‬10H30.‭ ‬Cette montée se faisant principalement dans les bois,‭ ‬je ne vois pas les nuages s’accumuler,‭ ‬et au bout d’une heure de course‭ ‬je commence à sentir les premières goutes de pluie.‭
Arrivé au sommet du col,‭ ‬la pluie s’est intensifiée,‭ ‬et s’est bien trempé que je commence les‭ ‬5‭ ‬kilomètres de descentes.‭ La pluie a rendu le terrain bien gras,‭ ‬et il faut être très prudent,‭ ‬afin de ne pas glisser,‭ ‬surtout que certains passages,‭ ‬ne pardonneraient pas la glissade,‭ ‬des câbles sont présents pour nous y aider,‭ ‬ainsi que la présence de bénévoles aux endroits les plus exposés.‭
C’est sous une pluie battante que j’arrive au ravitaillement du‭ ‬15°‭ ‬kilomètre,‭ ‬en‭ ‬2H15,‭ ‬la barrière horaire étant à‭ ‬2H30,‭ ‬je me dis que pas mal de personne vont rester sur le carreau,‭ ‬car j’étais parti au‭ ‬2/3‭ ‬du peloton,‭ ‬il ne me semble pourtant pas m’être trainé,‭ ‬la pluie nous obligeant quand même à pas mal assurer dans la descente.

Alors que je suis complètement trempé,‭ ‬et vue l’intensité de l’averse,‭ ‬je décide de mettre la veste.‭ ‬C’est à partir de maintenant,‭ ‬que l’on va commencer l’ascension au Chapeau,‭ ‬avec‭ ‬9‭ ‬km de montée et‭ ‬1400‭ ‬M de D+,‭ ‬avec des passages à plus de‭ ‬33‭ ‬%‭ ‬de pente,‭ ‬c’est quasiment,‭ ‬pour moi en tous cas,‭ ‬de l’escalade.
Alors que j’attaque cette deuxième montée,‭ ‬la pluie cesse progressivement,‭ ‬mais le vent commence à se lever,‭ ‬vous glaçant les os,‭  ‬au moins cette fois,‭ ‬je ne pourrai pas me plaindre de la chaleur,‭ ‬du moins c’est ce que je me dis à ce moment là de la course.‭ ‬La montée au col de la Cloche‭ (‬première étape vers le sommet‭)‬,‭ ‬se fait groupée,‭ ‬les mollets commencent à chauffer sérieusement,‭ ‬dans cette montée quelques fois bien raide,‭ ‬mes bâtons me manque cruellement.
A l’arrivée du col,‭ ‬nous retrouvons les concurrents du‭ ‬23‭ ‬km,‭ ‬s’ensuit alors un parcours vallonné en sous bois sans réelle difficulté jusqu’au ravitaillement du‭ ‬22°‭ ‬kilomètre,‭ ‬avec déjà‭ ‬1300‭ ‬M de D+‭ ‬dans les pattes.‭ ‬J’y arrive avec une avance d’une bonne demi heure sur la barrière horaire,‭ ‬les concurrents du‭ ‬23‭ ‬Km,‭ ‬prendront alors la descente sur Barcelonnette,‭ ‬mais pour nous,‭ ‬ce dresse devant nous tel un mur,‭ ‬la Chapeau de Gendarme,‭ ‬qui nous toise du haut de ses‭ ‬2680‭ ‬M,‭ ‬je vous assure que vue d’en bas,‭ ‬c’est assez impressionnant.‭ ‬Même si l’on devine quelques lacets au départ,‭ ‬on se demande rapidement comment on va arriver en haut sans passer par de l’escalade.‭ ‬Pour ceux qui me connaisse,‭ ‬j’ai une certaine appréhension‭ (‬le mot est plutôt faible‭) ‬du vide,‭ ‬et là je dois bien l’avouer,‭ ‬un petit nœud,‭ ‬voir un gros,‭ ‬se forme,‭ ‬dans mon estomac.‭
Mais bon,‭ ‬il est trop tard pour reculer,‭ ‬alors s’est à moitié confiant que je me lance dans cette ascension.‭ ‬Il reste aux alentours de‭ ‬2,5‭ ‬kilomètres jusqu’au sommet,‭ ‬avec‭ ‬600‭ ‬M de D+‭ ‬à se manger,‭ ‬on est mieux que sur un kilomètre vertical.‭ ‬Dans ce cas là,‭  ‬Une seule solution,‭ ‬on se met‭  ‬en mode‭ «‬ OFF ‭»‬,‭ ‬on débranche tout et on avance,‭ ‬un pas après l’autre,‭ ‬sans chercher à regarder plus loin que le prochain virage,‭  ‬les cuisses et les mollets commencent à fumer,‭ ‬et déjà certains concurrents,‭ ‬commencent à souffrir,‭ ‬en effet la chaleur,‭ ‬nous sommes aux environ de midi,‭ ‬commencent à peser également sur les organismes.‭ ‬Eh oui,‭ ‬après,‭ ‬la pluie,‭ ‬le vent,‭ ‬pour chasser les nuages,‭ ‬arrive désormais le soleil,‭ ‬mais dans les Alpes du Sud,‭ ‬quand il arrive,‭ ‬il vient avec son amie,‭ ‬la chaleur.‭

Malgré tout,‭ ‬j’avance,‭ ‬lentement certes,‭ ‬mais je ne m’arrête pas,‭ ‬je garde un rythme régulier,‭ ‬calé dans les pas d’un couple de la région,‭ ‬qui connait le parcours pour l’avoir déjà fait,‭ ‬je ne les lâcherai pas,‭ ‬quasiment jusqu’au dernier ravitaillement.‭
C’est alors que je décide de lever la tête pour admirer le paysage,‭ ‬que je vois un certain nombre de concurrents bien plus haut que moi,‭ ‬et là un petit frisson me parcours l’échine,‭ ‬avec la fameuse question que tout bon traileur se pose au moins une fois dans une course,‭ «‬ Mais qu’est ce que je fous là,‭ ‬pourquoi je n’ai pas la passion du scrabble ou de la lecture ‭?‬ ‭»‬.‭
Les derniers hectomètres de l’ascension sont plus que raide,‭ ‬et je devine quelques concurrents carrément accroché à une corde pour atteindre le sommet.‭
Quand je regarde en bas,‭ ‬j’en vois certains qui lorsqu‭’ils voient ce qu’il nous attend,‭ ‬s’assoient et je pense,‭ ‬se pose à ce moment là,‭  ‬la même question que moi.
‭Mais bon,‭ ‬on n’est pas là,‭ ‬pour éplucher les patates,‭ ‬donc il faut bien avancer,‭ ‬c’est avec les mollets et les cuisses en feu,‭ ‬que je me présente fasse à une paroi,‭ ‬où pour passer,‭ ‬pas le choix,‭ ‬il faut s’aider des mains.‭ ‬Les organisateurs ayant bien fait les choses,‭ ‬une corde est installée,‭ ‬avec des points de repères rouges,‭ ‬tous les mètres,‭ ‬afin que‭ l’on puisse prendre le bon chemin,‭ ‬sans trop de risque,‭ ‬un gendarme du PGHM nous attend en haut et avertit ceux qui dévient un peu trop de la trajectoire idéale.
‭ ‬Paradoxalement,‭ ‬est ce l‘adrénaline de la course,‭ ‬mais je passe ce passage,‭ ‬avec une méthode que je maitrise plutôt bien,‭ ‬c'est-à-dire sans réfléchir,‭ ‬et je me retrouve en haut d’un‭ ………‬..,‭ ‬et c’est là,‭ ‬la bonne surprise du jour,‭  ……‬.en haut d’un premier sommet.‭ ‬En effet,‭ ‬il faut redescendre dans une combe,‭ ‬passer sur‭  ‬une crête,‭ ‬aussi large qu’une table de camping,‭ ‬et attaquer une deuxième montée,‭ ‬pas très longue certes,‭ ‬mais à ce moment là de la course,‭ ‬nous en sommes bientôt au‭ ‬25‭ ‬°‭ ‬kilomètre,‭ ‬et le dénivelé cumulé approche les‭ ‬2100M,‭ ‬commence sérieusement à vous travailler le corps et le mental.‭  ‬Heureusement les paysages absolument magnifiques,‭ ‬vous font oublier les difficultés et les appréhensions,‭ ‬et vous poussent,‭ ‬en tous cas pour ma part,‭ ‬à aller au-delà de mes craintes,‭ ‬avec l’envie de voir ce qu’il y a derrière cette montagne.

Mon portable ayant pris l’humidité,‭  ‬il a décidé de se mettre en carafe,‭ ‬et c’est avec un immense regret,‭ ‬que je ne pourrait pas prendre de photos,‭ ‬de ces paysages,‭ ‬qui aujourd’hui encore,‭ ‬me font rêver,‭ ‬et que j’aurai bien voulu partager avec vous.
Je me présente donc,‭ ‬après ce fameux passage en crête,‭ ‬devant la montée finale,‭ ‬et rebelote,‭ ‬passage avec une corde,‭ ‬et l’aide des mains.‭ ‬
Une fois encore l’envie d’avancer,‭ ‬me booste,‭ ‬et c’est‭  ‬finalement après‭  ‬4h45‭ ‬de course que j’atteins ce fameux sommet.‭
J’y retrouve une bénévole,‭ ‬qui m’encourage sur les derniers mètres,‭ ‬et là une fois la haut,‭ ‬toutes les réponses aux questions que vous vous posiez dans la montée,‭ ‬trouvent leur réponse.‭ ‬La vue à‭ ‬360‭ ‬degrés est époustouflante,‭ ‬la fierté d’y être arrivée me fera verser une petite larme,‭ ‬toute petite,‭ ‬car avec ce que je viens de transpirer,‭ ‬mon corps ne dispose de plus de beaucoup de liquide à faire sortir.‭ ‬Eh oui,‭ ‬je suis un grand sensible.‭
Le sommet étant passé,‭ ‬il faut désormais attaquer la descente,‭ ‬et ce n’est pas triste non plus.‭ ‬On approche les‭ ‬5‭ ‬heures de courses,‭ ‬et les genoux commencent également à couiner.‭ ‬La descente est assez raide,‭ ‬dans de la bonne caillasse,‭ ‬comme on les aime‭ ………‬..pas trop à ce moment là de la course.‭ ‬Mais après un bout de descente,‭ ‬qu’est ce que je vois devant moi,‭ ‬une remontée.‭ ‬Oui je sais je ronche quand ça descend mais aussi quand ça remonte.‭ ‬Il faut en effet passer le Col du Gyp,‭ ‬et reprendre,‭ ‬oh,‭ ‬pas grand-chose,‭ ‬peut être‭ ‬200‭ ‬M de D+,‭ ‬mais bon,‭ ‬ce commence à faire beaucoup,‭ ‬on va approcher les‭ ‬2300‭ ‬de D+‭ ‬positif cumulé,‭ ‬et je n’ai pas le niveau de certains d’entre nous au JCP.
Mais bon on prend son courage à deux mains,‭ ‬dans mon cas,‭ ‬une petite main suffira,‭ ‬et on passe cette difficulté,‭ ‬sachant qu’il en reste encore une à franchir,‭ ‬avec le col de Four.
En attendant,‭ ‬la course se poursuit,‭ ‬dans une plaine ou l’on slalome au milieu de bloc de pierre,‭ ‬avec en point de mire ce fameux dernier col à passer.‭
Je garde un bon rythme de course‭ (‬enfin à mon humble échelle‭),‭ ‬mais je surveille également la dernière barrière horaire qui se situe sur le dernier ravitaillement aux alentours du‭ ‬32°‭ ‬kilomètres à‭ ‬15h30.‭ ‬Je reste confiant,‭ ‬bien que je sente que mes réserves alimentaires et liquides comment à se réduire sérieusement,‭ ‬en ce début d’après midi,‭ ‬le soleil commence à taper sérieusement,‭ ‬et mon corps d’athlète,‭ ‬oui je vous l’accorde de petit athlète,‭ ‬y est très sensible.‭
C’est toujours accompagné de mes collègues d’ascension que nous attaquons la dernière côte,‭ ‬avec environ‭ ‬150‭ ‬de D+,‭ ‬à grimper,‭ ‬pour atteindre le col de Four à‭ ‬2314‭ ‬M d’altitude,‭ ‬et enfin attaquer la descente finale vers Barcelonnette.‭
Commençant à réellement,‭ ‬taper dans mes réserves de gras‭ (‬malgré un stock encore important‭)‬,‭  ‬je commence à faiblir,‭ ‬dans cette dernière montée,‭ ‬et je préfère laisser filer mes collègues d’un jour,‭ ‬pour ne pas exploser dans la descente,‭ ‬le prochain ravitaillement étant encore à quelques kilomètres.‭
Le dernier col passé,‭ ‬la descente va se faire par les pistes de ski,‭ ‬que je dévale chaque hiver depuis quelques années.‭ ‬Nous passerons en sous bois pour atteindre ce dernier ravitaillement que j’atteindrai vers‭ ‬15H.‭
Courir un dénivelé et une distance pareille,‭ ‬avec mon expérience assez faible,‭ ‬sans les bâtons,‭ ‬mets mes genoux aux supplices,‭ ‬et je commence à vraiment être cuit,‭ ‬lorsque j’arrive au ravitaillement.
‭‬Je vais boire et manger plus qu’il ne l’aurait fallu,‭ ‬et je sens après un arrêt d’une quinzaine de minutes,‭ ‬que dés que je reprends à courir,‭ ‬mon estomac,‭ ‬tout comme mes genoux,‭ ‬est au supplice.‭
Les premières crampes d’estomac commencent à arriver.‭ ‬Il me reste environ‭ ‬8‭ ‬kilomètres à faire,‭ ‬mais ils vont être longs.‭ ‬Après l’estomac,‭ ‬ce sont les mollets qui commencent également à être pris de crampe.‭ ‬Le chemin pour rejoindre l’arrivée est pourtant bien agréable,‭ ‬plutôt roulant,‭ ‬mais j’ai beaucoup de mal à relancer,‭ ‬dès que je cours,‭ ‬l’envie de vomir me travaille.‭ ‬N’ayant plus de barrière horaire,‭ ‬je décide de laisser filer un peu,‭ ‬et je me mets à marcher afin de faire passer ces mauvaises sensations.‭ ‬Au bout d’un moment,‭ ‬sentant un peu mieux mes jambes,‭  ‬et après quelques étirements,‭ ‬les crampes ayant quelques peu disparus,‭ ‬je décide de relancer afin de rejoindre l’arrivée.‭ ‬Je commence à me prendre à rêver de finir ce tour en moins de‭ ‬8H,‭ ‬alors que mon objectif se situait plus autour de‭ ‬8H30.
Je rattrape quelques concurrents,‭ ‬les bénévoles nous encouragent,‭ ‬et chacun‭  ‬annoncent la distance restante.‭ ‬Le fait d’avoir relancé,‭ ‬me redonne des envies de vomir,‭ ‬mais la volonté de passer sous la barre des‭ ‬8‭ ‬heures,‭ ‬me pousse à passer au delà de ces mauvaises sensations.‭ ‬Encore un carrefour,‭ ‬on annonce encore‭ ‬2‭ ‬kilomètres,‭ ‬mais dans une descente bien raide et bien piégeuse,‭ ‬avec des racines dans tous les sens,‭ ‬et des petites pierres,‭ ‬idéales pour une entorse,‭ ‬je n’ai plus de genoux,‭ ‬mon estomac me rappelle que lui aussi voudrait que cela s’arrête,‭ ‬alors je descends vraiment prudemment,‭ ‬mais avec toujours cette volonté de passer sous les‭ ‬8‭ ‬heures.

Je commence à me dire que oui cela va être possible,‭ ‬j’entends le speaker au loin,‭ ‬les premières maisons apparaissent,‭ ‬encore deux virages,‭ ‬et enfin le parc d’arrivée qui se dessine,‭ ‬et oui je vais le faire.‭ ‬Je franchis finalement la ligne d’arrivée après‭ ‬7h58‭ ‬de course.
Nous étions‭ ‬527‭ ‬partants,‭ ‬nous serons‭ ‬432‭ ‬à l’arrivée,‭ ‬je me classerai pour ma part à la‭ ‬417°‭ ‬place.‭
Vraiment fier et heureux d’être allé au bout de cette course,‭ ‬ou,‭ ‬sans les bâtons j’ai réussi à passer toutes les barrières horaires.‭ ‬C’est sûr,‭ ‬l’année prochaine,‭ ‬j’y retournerai,‭ ‬ne serait-ce que pour prendre les photos que je n’ai pas pu prendre cette année.

La suite des aventures,‭ ‬au mois de septembre,‭ ‬avec le Glandass Trail.

Un grand bravo à tous pour vos différentes courses et vos résultats.
Quand je vois avec quelles difficultés je boucle un modeste‭ ‬40‭ ‬KM,‭ ‬j’ai un immense respect pour les copains qui vont se lancer sur le parcours de l’Echappée Belle avec ses‭ ‬144‭ ‬km et ses‭ ‬11 000‭ ‬M de D+.
Chapeau bas,‭ ‬et je vous souhaite le meilleur pour cette épreuve.‭
Ludo

mercredi 9 août 2017

Sablet

Pour ma‭ ‬3e année de participation,‭ ‬je suis ce samedi matin d‭’‬août à Sablet dans le Vaucluse pour sa foulée du Chevallong avec ses‭ ‬10.500‭ ‬km et ses‭ ‬330‭ ‬m de D+.‭ ‬Nous sommes encore en pleine canicule et déjà le thermomètre affiche plus de‭ ‬25°‭ ‬à‭ ‬8h30.‭
Je serai seul ici,‭ ‬pas de copains d‭’‬autres club,‭ ‬ni Jean-Marie qui me l‭’‬a fait découvrir mais avec72‭ ‬participants courageux qui vont affronter ce massif qui voisine les‭ ‬Dentelles de Montmirail‭ ‬dont une bonne partie du parcours‭ ‬‭ ‬sera ombragé avec un vent du nord modéré qui sera le bienvenu pour assécher de notre transpiration.‭ ‬
Le parcours est identique,‭ ‬ce qui ne me déplait pas, car j‭’‬apprécie aussi l‭’‬ambiance,‭ ‬la convivialité et les paysages‭ ‬de‭ ‬ces petits villages vauclusiens.‭
9H00‭ ‬ l'heure du départ,‭ ‬nous‭ ‬voilà partis à l'assaut du massif du Chevallong,‭ ‬nous monterons jusqu’à‭ ‬420‭ ‬m.‭ ‬Un kilomètre de faux plat montant puis‭ ‬3,5‭ ‬km de montée régulière par un large chemin forestier jusqu'au‭ ‬2e ravito,‭ ‬point culminant de la cours.
Arrivé sur les crêtes,‭ ‬c'est‭ ‬un paysage magnifique sur le Ventoux,‭ ‬les Dentelles et les champs de vignes‭ ‬aux cépages qui donnent des vins forts réputés‭ ‬qui s'offrent à nous.‭ ‬
Nous longerons la crête sur un bon kilomètre,‭ ‬puis sera la descente par l‭’‬autre versant du massif sur‭ ‬3‭ ‬kilomètres,‭ ‬puis le dernier point d'eau avant de revenir dans le village par une petite route bitumée et une vue magnifique sur Sablet.
1H22‭ ‬est  mon chrono,‭ ‬(toujours en régression‭) ‬puis après l'absorption de melon au‭ ‬ravito,‭ ‬d‭’‬eau et de coca,‭ ‬d‭’‬assister au tirage au sort avant la remise des prix,‭ ‬je ne‭ ‬reste pas pour l‭’‬apéro‭ (‬trop chaud pour boire‭)‬,‭ ‬alors‭ ‬retour à Montélimar pour se mettre au frais.
‭Merci à l'organisation,‭ ‬aux bénévoles,‭ ‬pour cette belle matinée sportive.‭
‬Je serai modeste cette année mais Jenni et Ludo vont nous faire honneur en Savoie et dans les Haute Alpes avec‭ ‬pour chacun‭ ‬42‭ ‬km et des dénivelé dignes des grands trailers.‭ ‬
Bonne course à vous,‭ ‬je pense que vous‭ ‬aurez moins chaud que moi et d‭’‬avance je vous dis BRAVO !
Robert

mardi 8 août 2017

Chabrillan

Il y a des "courses de village" estivales où j'aime vraiment aller et la ronde chabrillannaise en fait partie...
30ème édition pour cette classique dans ce joli bourg perché à la vue magnifique sur les 3 Becs d'un coté et la Raye de l'autre.
2 parcours habituels possibles un 7 et un 12km avec 300m de D+, avec à chaque fois une arrivée sur les hauts du village.
Co-voiturage avec Phil, Alex et Alexandra et nous voilà partie...Phil se tâte sur son sort et optera finalement prudemment pour le 7km.
Nous voilà donc à Chabrillan par un temps idéal pour courir, à peine 20 degré, une légère brise....juste Phil qui rouspète un peu après avoir bien sali sa voiture en roulant dans le champ bien poussiéreux !!! 

On récupère nos dossards dans la cour de l'école, on croise Punch, puis René, Stéphane, Fabrice et Anne-Catherine venus eux aussi représenter le club...seul Robert qui a finalement opté pour une course dans le Vaucluse le samedi manque à l'appel !!! (je t'ai connu plus vigoureux pour un doublé samedi/dimanche mon Robert !!!)

Échauffement comme dab tranquille, petit hommage à Mr Charrier (prof d'EPS du village disparu bien trop tôt) et le départ est donné à 9h par son petit fils.
Fabrice me double très rapidement...normal...mais Alex qui doit encore être sur une autre planète avec l'arrivée de Neymar....nous double plein gaz comme un minime qui découvre la course à pied !!!

Finalement, je le double au début de la 1ère bosse qui nous amène au point haut de la course et à un 1er point d'eau. J'ai de bonnes jambes et je garde une bonne allure sur cette 1ère boucle de 7km doucement vallonnée et en sous bois jusqu'à la 1ère montée au village.
Pas mal de monde pour nous encourager..ça fait bien plaisir. Je passe sur la ligne des 7 premiers kilomètres en 31 minutes. J'attaque la seconde boucle sur le même rythme toujours avec le même petit groupe de coureurs. Je double les dernières du 7....et j'en termine finalement en un peu plus de 55 minutes soit 2 bonnes minutes que l'an dernier et donc bien satisfait de mon temps. Alexandra arrive juste après, puis Stéphane et Alex. René et Anne Catherine clôturent l'arrivée du JCP, eux aussi bien content de leur chrono et du parcours. Fabrice boucle lui le 12 bien classé, en 52min.
 

Bon petit ravito d'arrivée avec toujours l'excellente pogne du village..et le tee shirt en coton collector !!!
On reste un peu pour voir les courses enfants et surtout se désaltérer au bar, car  il commence à faire chaud (faut bien trouver une excuse ! )

Apparemment, un nouveau parcours avec une boucle unique et une arrivée au sommet du village sont annoncés pour l'an prochain....ça me fera une bonne excuse pour y revenir !!!

A bientôt pour la reprise des entrainements, bonnes vacances à tous, bravo en tout cas aux organisateurs et aux bénévoles et à l'année prochaine.
Bravo particulier à Jenni et Ludo pour leur maratrail, qui avec des telles chaleurs, c'est quand même bien dur de s'y préparer !!!
Pierre Jean

lundi 7 août 2017

Rando Vercors

Jeudi nous allons randonner du côté des carrières Romaines jusqu'au pied du Grand Veymont avec départ de Romeyer.
Robert, Alex et moi-même sommes partants et peut-être Jenni et Béa.
Si vous êtes intéressés contactez Robert ou moi.
Pour une idée du parcours voir ICI.

dimanche 6 août 2017

Résultats

Irène et Lolo ont participé vendredi aux foulées de Cambo, 10,5 km à Cambo les Bains (64).
Pas de classements pour l'instant mais Irène finit 1ère V2.

Jenni au trail Frison-Roche a bien galéré mais a finit en 9h01'17"  137/140
Trail très difficile, pas de plat avec des descentes techniques mais compensé par des paysages superbes.
Un récit à venir surement.

Robert était samedi matin à Sablet dans le Vaucluse pour la foulée de Chavallong, 10,5 km.
1h21'53"  71/72

Une bonne délégation de JCPiens ce matin à Chabrillan
Un petit joueur, moi sur le 7 km, les autres sur le 12 km.
Dans l'ordre d'arrivée: Fabrice, PJ, Alexandra, Stéphane, Alex, René et Anne Catherine.
Les résultats ICI
Manque Fabrice

Ludo au trail Ubaye Salomon, finisher en 7h57